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DRESSAGE


ENTRAINEMENT EQUITATION

1° ANALYSE DE LA STRUCTURE DE LA PERFORMANCE DANS LA DISCIPLINE DE L’EOUITATION

Description de l’activité

Généralités

Groupe en charge

Facteurs intervenant dans la production de la performance sportive

Facteurs sociaux et institutionnels

Facteurs psychologiques

Facteurs bio-énergétiques

Facteurs bio-informationnels

Facteurs bio-anthropométriques

Hiérarchie et ordre interne

2° CARACTERISTIOUES DES SPORTIFS DU GROUPE EN CHARGE & TESTS

3° PLANIFICATION ANNUELLE

Calendrier des compétitions de dressage 2003

Objectifs de la saison

Découpage et justification des cycles d’entraînement

4 MOYENS DE CONTROLE DE L’ENTRAINEMENT PREVUS DANS LA PLANIFICATION ANNUELLE

Contrôle organisé

Contrôle du niveau d’adaptation

5° PROGRAMMATION / MESOCYCLES

Mésocycle du macrocycle précompétitif

Mésocycle du macro-cycle compétitif

6° SUJET DE REFLEXION

 

ENTRAINEMENT EQUITATION

1° ANALYSE DE LA STRUCTURE DE LA PERFORMANCE DANS LA DISCIPLINE DE L’EOUITATION

Description de l’activité

Généralités

La discipline du dressage est la base de l’équitation puisque son objectif est la mise en valeur des qualités du couple cavalier-cheval évoluant dans une parfaite harmonie.

Les compétitions de dressage visent à montrer la rectitude, le rythme et l’harmonie des mouvements du cheval. Le cavalier enchaîne des figures imposées à différentes allures, selon différents critères. Plusieurs juges (en général trois) sont chargés de noter de 0 (mouvement non exécuté) à 10 (excellent) tous les airs et transitions du cheval. Ils attribuent également une note d’ensemble pour l’impulsion (= désir du cheval à se porter en avant), les allures, la soumission, l’assiette (=manière dont le cavalier est assis sur son cheval et y adhère), la position et les aides du cavalier.

Le déroulement de chaque épreuve est établi à l’avance et le cavalier doit s’y soumettre sous peine de disqualification.

Cependant, il existe une reprise dite libre en musique (RLM ou Kür) qui comprend un certain nombre de figures imposées que le cavalier doit intégrer dans sa reprise comme il le désire ; il reste libre du choix de l’enchaînement des figures et de la musique. Le jury attribue, comme en patinage artistique, une note artistique (rythme, énergie, élasticité des allures ; degré de difficulté et qualité de l’exécution des mouvements ; harmonie entre cavalier et cheval ; chorégraphie et utilisation de l’espace et originalité du tracé ; choix de la musique et concordance avec les allures) et une note technique (évaluation des différentes figures imposées).

L’épreuve se déroule dans une carrière de 60X20m dont les barrières portent des lettres en des points définis par la réglementation internationale. Ces repères permettent de codifier avec précision les figures qui constituent les reprises. La succession et la nature des figures imposées dans une reprise sont établies selon le niveau de la compétition et l’aptitude particulière que le jury désira apprécier.

Le concurrent qui a obtenu le plus de points est déclaré vainqueur de l’épreuve.

Groupe en charge

Notre attention se portera sur un groupe de 4 cavaliers évoluant actuellement dans la catégorie des + de 27 ans dans la discipline du dressage à niveau régional. L’objectif principal de 2003 sera de les amener à deux échéances nationales (championnat de France par équipe à Lamotte-Beuvron en juillet 2003 et championnat de France individuel en octobre 2003 à Saumur).

 

 

Facteurs intervenant dans la production de la performance sportive

La réalisation de performances sportives fait apparaître la mobilisation et surtout l’interaction d’un certain nombre de facteurs favorables

Facteurs sociaux et institutionnels

Le groupe est composé de 4 cavaliers amateurs ayant tous une activité professionnelle dans des milieux divers (médecine, usine, restauration, social) posant le problème des horaires d’entraînement.

Aussi, la catégorie sociale influe beaucoup le processus de l’entraînement. En effet, il est bien connu que l’équitation est le plus souvent pratiqué par une classe sociale aisée, bien que ce sport tende à se démocratiser. La fréquence des séances d’entraînement doit, de ce fait tenir compte de ce paramètre.

De plus, la tête du classement en compétition est le plus souvent réservé à des chevaux qualiteux. Actuellement, seuls les cavaliers investissant dans des équidés valant une fortune rentrent victorieux à la fin d’un week-end. Les places secondaires sont laissées aux cavaliers amateurs désireux d’améliorer leurs performances sportives par un apprentissage sérieux.

Ce phénomène soulève alors question de la logique et des objectifs de la politique sportive mise en ouvre.

Logique et objectifs de la politique sportive mise en ouvre

D’un point de vue compétitif, les cavaliers évolueront dans des épreuves régionales afin de les présenter à deux finales de ligue (championnat d’Alsace par équipe et individuel). L’objectif terminal de la saison sera de les amener à deux échéances nationales (championnat de France par équipe et individuel).

Le groupe des 4 cavaliers en charge ne disposant pas de chevaux personnels, ils évolueront sur des chevaux d’école ; on pose ici la question de la gestion de la cavalerie, vu le fait que ces mêmes équidés effectuent plusieurs heures de travail par jour avec des débutants ou des débrouillés (problème de rentabilité).

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Structure d’entraînement

Les cavaliers évolueront principalement au sein du centre équestre sur une carrière aux dimensions de celle des compétitions pour l’entraînement hebdomadaire. De plus, des stages de préparation intensive sont programmés pendant la période préparatoire (amélioration de la locomotion du cheval et travail technique du cavalier).

 

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Facteurs psychologiques

Le contexte de la performance sportive exige de mobiliser de manière régulière et continue des ressources psychologiques qui sont constitutives des caractéristiques affectives, cognitives , mentales des sportifs.

L’entraîneur doit prendre en compte les qualités psychologiques du cavalier avant la mise en place et l’élaboration d’un plan de formation.

Désir de réussite et facteurs motivationnels

Ce groupe d’adultes a débuté l’équitation relativement tard (vers 40 ans pour certains), et cherchent à valoriser leurs compétences par rapport à la population majeure des pratiquants du centre équestre qui est relativement jeune. Il existe un réel besoin de sortir du lot des cavaliers amateurs de base et ces sujets désirent montrer leurs qualités équestres vis-à-vis des plus jeunes.

Aussi, le sportif adulte est plutôt attiré par une motivation intrinsèque, en recherche permanente de conseils pour améliorer sa performance.

En effet, grâce aux protocoles (feuilles de notation avec commentaires) remis aux cavaliers à la fin d’une épreuve, le sujet analyse ses erreurs et en tire les points faibles pour affiner en permanence son geste à l’aide de l’entraîneur.

Certes, le besoin de s’évaluer par rapport aux autres en compétition existe, de même que la satisfaction du classement ou de la victoire de l’épreuve, mais la recherche permanente du geste parfait prédomine.

L’endurance psychologique

 tient également une place prépondérante.

En effet, la capacité à poursuivre des efforts et à subir des charges d’entraînement tout en maintenant l’intérêt et la persévérance semble plus forte chez des cavaliers adultes si on les compare à des compétiteurs plus jeunes. Les charges d’entraînement semblent toujours insuffisantes à leurs yeux, même si les objectifs ont été atteints. Ils ont plutôt tendance à foncer « tête baissée » en laissant de côté d’autres facteurs, notamment physiologiques et biologiques.

La compétitivité,

 à savoir la capacité de se surpasser et de s’affirmer est importante tout au long de l’entraînement.

La résistance psychologique,

 c’est-à-dire la capacité de résister aux pressions de l’environnement, à gérer les expériences de réussite ou d’échec n’est pas encore très forte, surtout en période de compétition. La victoire d’une épreuve est effectivement le fruit du travail préalablement fourni, mais, pour ces cavaliers, elle peut précéder un échec, ces sujets se reposant parfois trop sur les acquis.

Par contre, dans le cas d’une contre-performance en compétition, l’entraînement est repris avec plus d’assiduité encore qu’auparavant, renforçant encore plus leur motivation, même si quelques jours de réflexion et de remise en question sont nécessaires.

Le contrôle émotionnel,

à savoir la capacité à mobiliser de manière stable et adaptée le potentiel psychologique n’est, par contre, pas encore tout à fait acquis. Les compétitions régionales ne posent pas trop de problèmes, mais, lors d’échéances plus importantes (finales), on observe de grosses lacunes à ce niveau, se traduisant par des erreurs dans l’enchaînement des mouvements (erreurs de parcours, manque de précision, rupture de cadence des chevaux, manque d’impulsion, problèmes de soumission) car les cavaliers sont figés ou tendus et n’arrivent plus à exploiter au maximum leur monture.

La gestion du stress

 reste aussi aléatoire, les cavaliers n’ayant pas encore la capacité de faire face aux situations d’incertitude et d’enjeu et n’arrivent pas toujours à adapter de manière efficace leurs ressources mentales et affectives.

Ainsi, l’ensemble de ces observations de terrain et l’étude de ces cavaliers en situation mettent en évidence des caractéristiques psychologiques comme l’agressivité, la combativité, un fort sentiment de contrôle, une estime de soi développée, une prise de risques, une résistance psychologique aux facteurs stressants d’une situation,...

En équitation, ces caractéristiques sont principalement à prendre en compte pour l’accomplissement d’une performance, les qualités physiologiques étant plutôt à mettre en relation avec le cheval. Le cavalier doit gérer sa monture en permanence car, même si l’équitation est considérée comme un sport individuel, il ne faut pas perdre de vue que l’individu est en étroite relation avec un être vivant, pas toujours stable dans son comportement et son caractère.

En effet, cette relation, afin qu’elle soit harmonieuse, nécessitera des ajustements en raison des différences de nature, de physique et de caractère afin d’établir une communication entre les deux êtres.

C’est ainsi que l’attitude, le comportement et l’état d’esprit du cavalier influencent énormément le comportement du cheval sous la selle.

En effet, le cheval ne disposant pas d’un langage verbal, celui-ci développe une grande sensibilité au langage gestuel. Il sent la plus petite contraction musculaire, remarque le roulement des yeux, la tension des épaules et tous les signes minimes qui trahissent les différentes émotions des individus.

Le cheval possède la faculté de déceler l’état d’esprit du cavalier via son corps. L’attitude et l’état d’esprit du bipède conditionnent partiellement le comportement et l’état mental du quadrupède.

 

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Facteurs bio-énergétiques

L’équitation exige de plus en plus la mobilisation de qualités physiques importantes relevant à la fois d’aptitudes constitutives mais aussi de capacités énergétiques telle que la capacité aérobie, la puissance anaérobie, la vitesse, la force et la puissance, la coordination neuro-motrice,...

Le cavalier doit prendre conscience qu’il est un athlète au même titre que le cheval et qu’une parfaite condition physique est indispensable à la pratique de son sport en vue de résultats.

Cette condition optimale du sujet ne peut exister que grâce à une réelle préparation physique qui aura pour but de prévenir les accidents musculaires et articulaires grâce à différents moyens

·        échauffements (à pied et à cheval)

·        étirements

·        exercices de renforcement musculaire

·        bonne maîtrise de la respiration

·        alimentation adaptée et variée

·        parfaite hydratation

·        souplesse des muscles et des tendons

·        souplesse des articulations

 

Ces moyens de préparation de la condition physique nous conduisent donc à détailler plus précisément les qualités bio-énergétiques nécessaires à tout cavalier de compétition

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Aptitudes organiques

o Tissus corporels et masse maigre

Parmi l’ensemble des tissus corporels, la masse maigre (=ensemble des tissus corporels à l’exception des lipides) représente un facteur important pour la performance sportive chez le cavalier.

Alors que l’indice moyen des individus est de 100, on recherche chez le cavalier un indice supérieur ou égal à 120.

Par contre, en ce qui concerne la proportion et le nombre de fibres rouges et blanches, celles-ci sont déterminées au cours de la vie embryonnaire et ces données ne sont donc pas pris en compte pour le cavalier, même si on est conscient qu’un pourcentage élevé de fibres à contraction lente est un facteur nécessaire à des performances de type endurance (l’équitation par exemple).

Système cardio-circulatoire et respiratoire

L’intégrité de ces systèmes est nécessaire pour la réalisation d’une performance, et certaines données comme un rythme cardiaque faible, une capacité pulmonaire importante, une bonne élasticité des vaisseaux sanguins sont vraiment avantageux dans la discipline de l’équitation, quelle que soit la spécialité.

Système nerveux, endocrinien et digestif

Ces systèmes, qui assurent des fonctions indispensables, sont plus ou moins adaptés à la production d’efforts.

Un mauvais fonctionnement de la digestion peut-être un facteur handicapant pour la pratique de l’équitation, tout comme le mauvais fonctionnement des glandes endocrines qui peut entraîner une mauvaise régulation contre le froid (l’équitation est un sport d’extérieur !), ou une perturbation des mécanismes de contrôle neuromusculaire (perturbation liée aux émotions,...).

Le système nerveux, quant-à lui ne peut se permettre aucune défaillance, la discipline de l’équitation nécessitant en permanence la mobilisation totale de ce système.

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Les capacités énergétiques

Toute contraction musculaire nécessite la libération d’une certaine quantité d’énergie au niveau des fibres musculaires. Une fois libérée, cette énergie doit être reconstituée afin que la contraction musculaire puisse se produire. Ce renouvellement peut se faire grâce à l’intervention de deux systèmes (aérobie et anaérobie).

la filière aérobie

Elle est le plus utilisée chez le cavalier et il permet de reconstituer l’énergie grâce à l’utilisation de l’oxygène transporté jusqu’au niveau des fibres musculaires.

la filière anaérobie

Elle permet de reconstituer de l’énergie sans intervention de l’oxygène, mais concerne très peu le cavalier sauf pour les épreuves de CCE (concours complet d’équitation combinant des épreuves de dressage, saut d’obstacles, cross et deux routiers).

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Alimentation

Parmi les facteurs influençant la performance, ceux qui ont trait à l’alimentation en général sont très important et on peut distinguer le régime diététique du cavalier, l’alimentation avant et après une épreuve et la préparation biologique.

 

diététique du cavalier

·        vitamines et éléments tels que calcium, fer,...

·        protéines : 15% environ

·        lipides : 25% environ

·        glucides : 60% environ

Ainsi, tout cavalier doit prendre en compte toutes ces caractéristiques, niais, de plus, doit veiller à conserver la parfaite intégrité de son cheval.

En effet, le cheval n’est pas naturellement performant, et encore moins à long terme, et sa performance est le résultat de l’intégration

·        de la locomotion

·        des propriétés musculaires

·        des propriétés cardio-respiratoires

·        de la réponse métabolique à l’exercice

·        du mental

 

En résumé, pour qu’un cheval soit un « bon performer », il faut l’amener au maximum de son potentiel physique

·        en améliorant sa tenue et son endurance maximum.

·        En diminuant l’incidence des blessures (osseuses, tendineuses,...)

 

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o Adaptation à l’effort pour un cheval

Les mouvements du cheval résultent de la mobilisation, par les muscles et les tendons, des pièces mobiles du squelette. La contraction des muscles entraîne une dépense d’énergie comme chez l’humain et produit de la chaleur et de l’acide lactique.

Ce système participe donc à l’effort puisqu’il doit augmenter l’apport d’oxygène et éliminer davantage de dioxyde de carbone au niveau des muscles. Chez le cheval, ce système est souvent le facteur limitant de l’effort.

Le rythme cardiaque révèle l’état du système circulatoire et permet de bien suivre les efforts que fournit le cheval (à l’aide d’un stéthoscope ou un cardiofréquencemètre).

De plus, à cause de sa grande taille, le cheval éprouve des difficultés à éliminer la chaleur produite par ses muscles.

Ainsi, tous les chevaux n’ont pas les qualités qui conviennent à tous les types d’efforts. Mais, quelle que soit la discipline sportive, il vaut mieux choisir un cheval possédant une bonne capacité pulmonaire (passage de sangle bien développé) et un coeur parfait.

Aussi, comme chez l’homme, les muscles d’un cheval ne travaillent pas de même manière dans une épreuve de course, lors d’un franchissement d’un obstacle ou lorsqu’il parcourt 70 km au trot. Plus la distance augmente, plus la participation de la voie aérobie devient importante par rapport aux voies anaérobies

 

 

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Facteurs bio-informationnels

Concentration

Cette habileté à focaliser son attention sur une tâche en cours et, de ce fait, à ne pas être distrait ou affecté par des stimulis internes ou extérieurs non appropriés est primordiale dans l’équitation.

Sur une reprise de dressage, le cavalier doit « rentrer dans le mouvement » à exécuter, c’est-à-dire qu’il doit se focaliser sur la précision de la figure, ressentir l’orientation de son cheval (orientation de la ligne du dessus, amplitude, cadence, engagement des postérieurs, ...) et ne peut donc se permettre de s’occuper des évènements extérieurs.

Il ne prend en compte que des informations utiles, ce qui lui permet de réagir rapidement, corriger un mouvement en cas de besoin et doit être totalement lucide.

De plus, sachant qu’un cheval réagit à la moindre contraction musculaire du cavalier, il ne peut se permettre d’orienter son regard sur d’autres éléments, ce qui conduirait l’équidé à être distrait et perdre sa concentration.

Capacité attentionnelle

Elle correspond à la quantité d’informations que le cavalier est capable de traiter à un moment donné.

Pour l’équitation, dans la discipline du dressage, le cavalier a de nombreuses solutions à trouver en même temps , les mouvements s’enchaînant rapidement. Les sensations peuvent être d’ordre interne (sensations perçues) et aussi d’ordre externe (environnement, gestion de l’espace,...) et il est alors nécessaire de créer des automatismes à l’entraînement afin de diminuer les charges de travail pendant l’épreuve.

En ce qui concerne l’équidé, il ne faut pas ignorer qu’il ne peut soutenir son attention très longtemps (environ 10 minutes). Cette notion sera à inclure dans l’entraînement car il ne s’agit pas seulement de développer les qualités physiologiques et biomécaniques, mais il faut principalement travailler d’après son mental.

La constitution mentale du cheval a une influence considérable sur son dressage car ce quadrupède a de la mémoire. C’est une qualité qui va faciliter son dressage quand le cavalier sait en profiter, mais qui peut rendre certaines erreurs dangereuses. Il est toujours très difficile et très long de redresser un cheval, c’està-dire de lui faire oublier de mauvaises leçons ou autres.

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Traitement de l’information

Celui-ci implique une prise d’informations au préalable, nécessaire à la réalisation d’une performance. L’équitation est un sport en mouvement, ce qui implique une connaissance et une perception parfaite de l’environnement.

En effet, le cavalier de dressage doit exécuter un enchaînement de mouvements à différentes allures, avec des transitions à des points précis et il lui est nécessaire de repérer ses trajectoires et prendre des repères. L’ancrage visuel est une qualité primordiale.

C’est à ce moment que s’élabore une prise de décision.

Les informations recueillies et traitées en mémoire au préalable afin d’établir un programme moteur sont alors contrôlées par l’organisme et subissent des modifications en cas de besoins.

 

C’est ainsi qu’au cours d’un enchaînement, une intervention est souvent nécessaire de la part du cavalier, que ce soit pour rétablir l’équilibre de son cheval, améliorer la cadence et l’amplitude,..., grâce aux aides (jambes, mains, poids du corps, assiette), tout ceci dans un souci de discrétion.

Une réponse motrice est, de ce fait, activée. Elle dépend notamment des différentes situations antérieures rencontrées et corrigées, selon le résultat obtenu .

Au niveau du cheval, celui-ci se soumet à la demande du cavalier. Pour qu’il exécute un ordre, il faut qu’il l’ait clairement compris et la communication cavaliercheval repose donc sur le langage des aides.

Là encore, ce langage permet d’obtenir la disposition des forces musculaires et repose sur des règles de psychologie animale.

Intelligence tactique

En dressage, elle est également nécessaire et permet bien souvent d’augmenter la performance. Par rapport aux sports collectifs, elle ne détourne pas l’attention des adversaires, mais elle permet d’améliorer la prestation par rapport aux personnes extérieures, à savoir les juges. La précision sera d’autant améliorée et la qualité des mouvements dans leur exécution sera meilleure.

Par contre, cette intelligence tactique ne s’acquière pas du jour au lendemain et nécessite une grande expérience de la part du cavalier.

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Facteurs bio-anthropométriques

Du cavalier

Ils recouvrent essentiellement les aspects morphologiques intervenant dans la performance sportive (profils anthropométriques, typologies constitutionnelles,...)

Il existe certaines aptitudes morphologiques relatives à chaque sport. Pour l’équitation, une grande taille ou plus précisément des jambes longues et fines permettent d’englober et canaliser au mieux la masse du cheval. Le buste, de taille moyenne, permet d’agir au mieux sur l’équilibre du cheval, le centre de gravité du cavalier étant plus facile à situer par rapport à celui du cheval.

Aussi, le cavalier doit bénéficier d’une très grande souplesse articulaire. En épreuve de saut d’obstacles, les étriers du cavalier doivent être raccourcis afin de pouvoir fonctionner comme un ressort lors d’un franchissement d’un obstacle, les articulations s’ouvrant au-dessus, ce qui permet de rester lié à sa monture et d’éviter une chute. En épreuve de dressage, les étrivières se rallongent afin de pouvoir englober toute la masse du cheval et canaliser son arrière-main.

De même, on peut évoquer la notion d’endurance spécifique, c’est-àdire l’adaptation musculaire locale à un type d’effort. En ne prenant comme exemple que les muscles adducteurs pour l’équitation, on peut se rendre compte que ces groupes ne sont pas mis enjeu de la même manière dans une autre activité sportive.

 

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Du cheval

Après avoir défini de façon globale les facteurs bio-anthropométriques du cavalier, il semble nécessaire de les adapter à ceux du cheval en vue de réalisation de performances.

Pour la discipline du dressage qui nous concerne principalement, la conformation du cheval est importante.

La première impression générale doit être celle de l’élégance et de la présence du cheval.

Une robe flatteuse, sans trop de blanc, une tête distinguée, des yeux expressifs, des petites oreilles sont à privilégier, ainsi que certaines qualités majeures comme une réelle aptitude au rassembler, l’étendue des gestes, les dessous, les aplombs, la ligne du dessus, la locomotion, les allures,...

Hiérarchie et ordre interne

Cette approche sous forme d’inventaire plus ou moins exhaustif des facteurs intervenant dans la performance doit être contextualisée en tenant compte des caractéristiques spécifiques des pratiques sportives.

En effet, chaque activité sportive privilégie certains facteurs au détriment d’autres qui apparaissent comme secondaires pour la réussite sportive.

Dans la discipline de l’équitation, ce sont les facteurs bioinformationnels qui primeront. Le cavalier est en permanence à l’écoute de son cheval et n’intervient que d’après les sensations ressenties pour agir au mieux sur sa monture.

Par la suite, on peut les mettre en rapport avec les facteurs bio-énergétiques car la mobilisation des qualités physiques est importante (aptitudes organiques, capacités énergétiques, alimentation,...).

Les facteurs psychologiques ont également leur importance car la recherche de performance exige de mobiliser de manière régulière et continue des ressources psychologiques.

Les facteurs bio-anthropométriques interviennent aussi dans la performance sportive. Même si le cavalier ne répond pas toujours aux critères idéals, il s’agira d’améliorer au mieux l’assiette du cavalier et de la placer de façon adéquate sur sa monture.

Enfin, on peut citer les facteurs socio-institutionnels qui n’interviennent que secondairement par le groupe de cavaliers en charge d’entraînement, mais cet aspect doit tout de même être pris en compte pour la production d’une performance.

 

 

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2° CARACTERISTIOUES DES SPORTIFS DU GROUPE EN CHARGE & TESTS

On déterminera les qualités physiques, techniques, tactiques, psychologiques, morphologiques selon leur importance.

Qualités physiques

·        Résistance aérobie

·        Bonne maîtrise de la respiration

·        Souplesse des muscles, des tendons, des os et des articulations pour assurer le

liant et éviter des gestes parasites provoquant des mouvements involontaires

chez le cavalier qui seront transmis au cheval.

·        Coordination et équilibre

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Qualités techniques

·        Position du cavalier à cheval et son fonctionnement (bassin, buste, jambes, mains).

·        Stabilisation de l’équilibre lors de transitions (dans l’allure et d’une allure à l’autre) et adaptation de l’équilibre selon le mouvement à exécuter.

·        Contrôle de la cadence de chaque allure et son maintien, variations d’amplitude

·        Contrôle de la rectitude aux trois allures ; maintien de l’incurvation sur les courbes

·        Déplacement latéral de la monture

·        Locomotion juste et recherche d’une harmonie musculaire

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Qualités tactiques

·        Précision (gestion du tracé)

·        Actions pour la correction d’une attitude

·        Préparation préalable d’un mouvement (épaules en avant pour préparer un geste à exécuter, rectitude)

·        Recherche d’une cadence supérieure pour la préparation de certains mouvements.

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Qualités psychologiques

·        Concentration et anticipation des mouvements

·        Technique de l’imagerie ; visualisation

·        Gestion de la respiration

·        Identification et respect des consignes

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Qualités morphologiques

·        Posture du bassin : il doit se diriger vers la rétroversion, l’antéversion

ou aller d’une attitude à l’autre en fonction des contraintes de la locomotion du cheval, dans les différentes allures, les différentes amplitudes et les différents rythmes.

·        Orientation du buste : privilégier la perception du sens de mobilisation du bassin pour rechercher l’équilibre et le centre de gravité.

·        Au niveau des jambes : relâchement, fixité, maintien de la place de la jambe.

·        Fixité des mains et dosage dans l’utilisation.

 

 

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TESTS EVALUANT L’ENSEMBLE DES FACTEURS DE LA PERFORMANCE

- Pour les qualités physiques

Le cavalier

 doit bénéficier d’une bonne maîtrise de la respiration et doit être capable de fonctionner en endurance aérobie.

Pour le groupe en charge, les tests classiques permettant d’évaluer la VMA (test de LégerBoucher) ou la capacité aérobie (test de Conlevo) ne me semble pas nécessaire pour leur niveau de pratique.

Par contre, d’autres tests plus spécifiques à l’équitation permettant d’évaluer la condition physique et notamment l’endurance peuvent être mis en place. Ils permettent de travailler en parallèle l’endurance du cavalier et du cheval.

Trotting (mise en condition à l’extérieur) sans étriers

Séance d’1h à 1h15 à l’extérieur (campagne ou forêt) en croisant les étriers devant la selle. Le cavalier n’a plus de points d’appui sur ses pieds.

Ce trotting permet de travailler l’assiette, l’endurance, la descente des jambes et le renforcement des cuisses.

Il se fait à une vitesse moyenne (200m/min) et toujours au trot enlevé.

Trotting de base

·        20 » au pas

·        10 » au trot

·        10 » au pas

·        15 » au trot

·        20 » au pas

 

Au fur et à mesure des semaines et selon la capacité d’endurance et de résistance des cavaliers, on diminuera le temps du pas pour augmenter le temps du trot.

Trotting avec étriers courts (en terrain varié ou non)

Le principe est le même que précédemment en ce qui concerne la mise en condition du cheval. Pour le cavalier, on cherche à raccourcir les étriers pour augmenter la souplesse des articulations et travailler sur l’équilibre et la recherche du centre de gravité dans diverses situations. Les étriers seront progressivement raccourcis selon la capacité des cavaliers.

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Au niveau du cheval,

 des tests d’efforts sur le terrain sont également pratiqués. L’intérêt pratique est de repérer, non pas le bon cheval qui sort de l’ordinaire et qui se distingue des autres, mais le « mauvais » ou le « moyen » dont l’exploitation ne sera pas rentable et qu’il conviendra d’éliminer rapidement de l’entraînement.

La fréquence cardiaque est le premier test relatif à l’entraînement.

Sa très bonne linéarité avec la vitesse du cheval sur le plat permet d’utiliser cette FC pour fixer l’intensité d’un travail.

 

Lorsqu’on connaît la relation FC/vitesse de son cheval, il est alors possible de s’affranchir d’une piste balisée et d’adapter automatiquement la charge d’entraînement à l’environnement.

Le cardiofréquencemètre est le plus couramment utilisé.

En fixant deux électrodes sous la selle reliées à un récepteur qui enregistre la FC pendant l’effort, accompagné d’un système permettant d’enregistrer simultanément la FC et la vitesse (Speed Puls Equus), on peut également obtenir des données exploitables.

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Après un échauffement de 10 minutes, le cheval effectue trois paliers d’une durée de 3 minutes chacun. Chaque palier est effectué à vitesse constante, et la vitesse est augmentée d’un palier à l’autre.

La vitesse est adaptée selon l’âge et le niveau d’entraînement du cheval. Une récupération active de 10 minutes termine le test.

 

Tableau des vitesses recommandées en m/min chez les chevaux selon l’âge et le niveau d’entraînement

 

 

 

AGE

Niveau d'entraînement

Palier 1

Palier 2

Palier 3

 

 

2 ans

0-4 mois

440

450

520

 

 

2 ans

Plus de 4 mois

470

530

590

 

 

3ans

Plus de 4 mois

490

560

630

 

 

4 ans et plus

Plus de 4 mois

500

580

660

 

 

 

 

La FC du cheval au cours de l’effort permettra de déterminer le paramètre V200 qui représente la vitesse atteinte pour une FC de 200 battements/min

Ces tests permettent d’évaluer l’aptitude cardiaque à l’effort et, par la suite, le travail par interval-training est le moyen le plus adapté à l’entraînement du cheval.

Plus souple que le fractionné, il permet de jouer sur le nombre et la durée des séries, mais aussi sur la vitesse, la durée et la forme des récupérations.

 

 

Il assurera par la suite un entraînement plus rapide que le travail en continu, limitera la routine en aiguisant l’aptitude du cheval à mobiliser rapidement les moyens physiologiques, et sollicitera plus fréquemment ses capacités de récupération.

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o la lactatémie

Si le cardiofréquencemètre est un moyen désormais incontournable, il garde toutefois ses limites et doit être associé au suivi de la lactatémie qui, pour le moment, ne peut être réalisé que par une prise de sang à la jugulaire.

V2 = vitesse pour une lactatémie de 2mmol/l

V4 = vitesse pour une lactatémie de 4mmol/l FC2 = fréquence cardiaque correspondant à V2 FC4 = fréquence cardiaque correspondant à V4 V200 = vitesse pour une FC de 200 battements/min

 

Le cheval présentant des lactates élevés à l’effort fatiguera beaucoup plus vite et, plus la lactatémie est basse lors du test d’effort pour une vitesse donnée, plus le cheval s’économisera.

Le paramètre-clé est le paramètre V4 qui représente la vitesse pour une concentration de 4mmol/l : ce paramètre représente la capacité aérobie du cheval et est assimilable au « seuil de fatigue ».

Le paramètre V200 est un indicateur efficace pour comparer un cheval donné à d’autres chevaux de même âge et de même stade d’entraînement. Cela permet d’évaluer son aptitude cardiaque à l’effort.

o Un autre test permet de mettre en évidence la relation ventilation respiratoire et locomotion du cheval.

Pour ce faire, le cheval est équipé d’un enregistreur de la locomotion (Equimetrix) qui permet de calculer divers paramètres dont la fréquence des foulées. Cette mesure est synchronisée avec l’enregistrement de la respiration effectué au moyen d’un microphone positionné près des naseaux du cheval.

On calcule ainsi le nombre de cycles respiratoires par foulée. La mesure de ce rapport fréquence de foulée par rapport à la fréquence respiratoire permet de comprendre que plus un cheval présente une fréquence de foulée élevée, plus ses cycles respiratoires sont courts. Ceci implique une baisse du temps d’expiration, une élévation du taux de C02 dans l’organisme et donc l’apparition d’une fatigue limitant la durée de l’exercice.

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o L’analyse cinétique

Cette analyse au moyen d’un accéléromètre de la locomotion du cheval est également une technique facile d’utilisation sur le terrain et donne des informations précieuses sur la fréquence et la longueur des foulées, ainsi que la symétrie, la régularité et la propulsion.

Dans le cas du cheval de dressage, cette méthode permet d’établir une corrélation entre ces paramètres calculés et les notes des juges en compétition. Les résultats de ces tests ont montré que la cadence des allures diminue avec l’âge et le niveau d’entraînement alors que la propulsion augmente.

Qualités techniques

Position du cavalier à cheval

La mise en selle traditionnelle révèle le fait que l’entraîneur n’a aucun moyen objectif de vérifier de manière mesurable le résultat de l’action, d’où l’apparition de la mise en selle analytique. En effet, chaque type de situation oblige le cavalier à adopter l’attitude et le fonctionnement adapté. Le cavalier doit être opérationnel dans tous les mouvements (piaffer, passage, trot allongé :rassemblé, appuyer,...) et doit anticiper, être synchrone pour garder son équilibre dans chacune des situations ainsi que dans leur enchaînement.

Ce sont ainsi les constantes de fonctionnement qui seront ici testées et les gestes techniques vers lesquels il faut tendre qui pourront être définis.

Le simulateur Persival HB permet également de tester les aptitudes dynamiques de la position du cavalier, que ce soit dans le travail longitudinal (transition, variation d’allure) ou le travail latéral ( déplacement latéral du cheval).

Des mesures sont réalisées pendant 15 secondes au trot ou galop après stabilisation du mouvement.

Au trot, la fréquence de foulée est de 1.2Hz, mais le cavalier supporte une fréquence double de 2.4Hz correspondant au mouvement vertical de chaque demifoulée générée par le poser d’un diagonal (pieds antérieurs et postérieurs opposés).

Deux amplitudes verticales sont étudiées (68mm au trot et 103mm au grand trot). Pour le galop, la fréquence est de 1.4 foulées/sec.

Le simulateur est placé au centre de 4 caméras filmant à 50 images/sec et les centres articulaires du cavalier sont repérés par 21 marqueurs collés sur le sujet.

Plusieurs analyses en découlent pour formuler le résultat du test

* mouvement vertical de la C7

·        mouvement longitudinal de la C7

·        position générale du cavalier : position angulaire moyen du buste par rapport à la verticale ; rapport entre la charnière dorso-lombaire et la C7 ; position angulaire moyen du bassin par rapport à l’horizontale : rapport entre les crêtes illiaques antérieures et postérieures ; position angulaire de la cuisse par rapport à la verticale : rapport entre le grand trochanter et le genou.

·        Fonctionnement général du cavalier : amplitude de la rotation du buste par rapport à la verticale ; avancée de la ceinture considérée comme le jeu du rein du cavalier : amplitude de la rotation du bassin par rapport à l’horizontale, amplitude de la rotation des cuisses.

·        Courbure basse de la colonne vertébrale : différences longitudinales entre la charnière dorso-lombaire et la dorsale moyenne ; différences longitudinales entre la dorsale-moyenne et la dorsale haute.

·        Déplacement relatif de la C7: différence entre le mouvement vertical de la C7 et le déplacement vertical de la selle.

·        Capacité à suivre le déplacement de la selle : différences entre le déplacement vertical de la crête illiaque et la selle.

·        Grandissement du haut du corps du cavalier : différence entre le déplacement vertical de la crête illiaque et la C7.

 

L’étude des corrélations entre le mouvement vertical et les différents paramètres du cavalier permettent d’observer des différences de position selon les allures vers lesquelles le cavalier devra se diriger

·        au trot : la bascule du bassin, la courbure du dos, le tangage du buste suivent le mouvement vertical de la selle.

·        Au galop: le bassin est en opposition de phase avec le mouvement de tangage et celui-ci précède le déplacement vers la courbure du dos ; le tangage du buste reste étroitement lié et augmente pendant la phase ascendante de la selle ; lorsqu’elle commence à monter, elle bascule vers l’arrière et se redresse. Ce léger décalage se retrouve entre la partie basse et haute du corps qui se lient respectivement au tangage et au déplacement vertical.

 

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Qualités tactiques

o Pour le travail longitudinal

·        Test de la longe

Le cavalier est à cheval, les yeux bandés, et est tenu par l’intermédiaire d’une longe ; le travail est effectué sur un cercle et la conduite est assurée par une aide (le longeur = l’entraîneur)

On recherche un travail de sensations et de coordination des aides dans des variations d’allure et des transitions d’allure.

·        Test des crochets

Le cavalier peut également travailler son cheval avec des crochets entre le mors (=embouchure du cheval) et les rênes pour assurer la tension des rênes. Lorsqu’il y a une rupture de contact, le cavalier n’a plus de moyen de contrôle de sa monture par l’intermédiaire des mains.

 

o Pour le travail latéral

·        Travail sur une seule jambe et une main

Le travail sur une jambe reculée pour contrôler le déplacement des hanches et la main du côté opposé pour contrôler l’avant-main, les deux autres membres restent passifs (main dans le dos et jambe passive devant le quartier de la selle).

L’exercice permet de vérifier l’emploi des aides du cavalier, sa latéralisation,...

·        Test de précision de l’exécution des mouvements

Le démarrage et l’arrivée du geste à accomplir se font à un point précis et on délimite l’espace par des repères significatifs (obstacles, barres, plots,...)

·        test des barres au sol

Pour le respect de la cadence, on demande au cavalier de passer des barres au sol en parallèle avec l’exécution d’un mouvement, soit au début, pendant ou à la fin de l’exercice.

La distance de ces barres au sol sera de 1.20m environ au trot, et 3m à 3.30m au galop.

 

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3° PLANIFICATION ANNUELLE

Calendrier des compétitions de dressage 2003

·        23 mars : Eckwersheim :imposés

·        6 avril : Saverne : imposés

·        13 avril : Truchtersheim : imposés + libres

·        20 avril : Strasbourg : imposés + libres + libres équipe

·        27 avril : Cernay : imposés

·        4 mai : Colmar : imposés

·        10-11 mai : Championnat ligue équipe Oberschaffolsheim : imposés + libres équipe

·        15 juin : Marlenheim : imposés +libres

·        22 juin : Obenheim : imposés +libres équipe

·        29 juin : Neewiller : imposés

·        7-13 juillet : Championnat de France par équipe Lamotte-Beuvron : imposés + libres équipe

·        7 septembre : Brumath : imposés + libres

·        21 septembre : Bischwiller : imposés + libres

·        28 septembre : Championnat de ligue individuel Colmar : imposés + libres

·        20-26 octobre : Championnat de France individuel Saumur : imposés + libres

Objectifs de la saison

·        Finales régionales et nationales individuelles et équipes

·        Compétitions régionales : travail d’entraînement

 

Les cavaliers sont évalués sur une reprise imposée dans toutes les compétitions par 3 juges répartis autour de la carrière de présentation.

L’enchaînement de cette reprise imposée permet de repérer les points forts et faibles dans l’exécution de la reprise et permet de reprendre les mouvements techniques présentant des lacunes à l’entraînement.

De plus, l’évaluation en compétition permet par la suite d’observer l’évolution des cavaliers et leurs progrès afin de pouvoir être le plus performant possible lors des 2 finales.

Pour les reprises libres en musique par équipe, les 4 cavaliers évoluent ensemble sur la carrière. Les critères techniques doivent, dans ce cas, être parfaitement acquis pour s’occuper au mieux de tous les critères artistiques dans un souci de synchronisation et de symétrie parfaites, le tout correspondant à une chorégraphie adaptée.

L’enchaînement de ce quadrille (RLM par équipe de 4 cavaliers) en compétitions régionales permettront d’affiner, voire de modifier certains éléments ou encore réajuster la musique.

La RLM individuelle ne requiert pas les mêmes exigences que le quadrille (symétrie, alignement) mais, là aussi, l’enchaînement des mouvements techniques doit presque être automatique afin de s’occuper principalement de la partie artistique (synchronisation avec la musique, chorégraphie).

Cette saison 2003, relativement chargée de mars à octobre, comporte une dizaine de compétitions préparant les deux finales régionales et les deux finales nationales.

Ces objectifs ont été fixés en accord avec le groupe des quatre cavaliers seniors en charge et sont prêts à suivre un programme de travail rigoureux. Leurs années de pratique de l’équitation vont enfin pouvoir se concrétiser par un objectif conséquent dans le monde de la compétition. En effet, la plupart des entraîneurs dans cette discipline s’intéresse le plus souvent aux capacités de performance des jeunes cavaliers, les adultes étant particulièrement réservés pour une équitation de loisir.

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Découpage et justification des cycles d’entraînement

o La période préparatoire

Elle comprend deux étapes qui incluent

·        une étape de préparation générale

50% de PPG et PPO

50% de préparation technique

·        le perfectionnement des qualités physiques

·        l’assimilation des éléments techniques pour les épreuves libres

·        la préparation chorégraphique et musicale

·        une étape de préparation spécifique

 40% de PPO (10% physique et 30% orientée)

60% de préparation technique

·        perfectionnement des éléments de base

·        perfectionnement de l’interprétation des mouvements

·        perfectionnement des pré-requis pour l’entraînement spécifique

Cette période suit toujours une phase de repos dans une planification. Dans le cas où les compétitions s’enchaînent, cette période préparatoire est tout de même incluse dans la planification après une période de transition suite à une grosse échéance.

 

D’une durée plus courte que celle avant la saison de concours, cette préparation générale me semble toutefois nécessaire pour une révision des systèmes techniques, permettant l’acquisition ou une ré acquisition des pré-requis pour l’entraînement spécifique.

Le macro cycle de compétition comporte deux mésocycles distincts

Mésocycle de pré compétition

Dans cette période, on développe les qualités qui influencent directement le résultat (entraînement spécifique).

Au cours de cette période, le volume de travail est supérieur (par la quantité d’éléments techniques) à celui de la compétition et orienté vers la recherche de la sûreté d’exécution.

30% de préparation physique et orientée 70% de préparation technique

Mésocycle de compétition

On parle ici de l’optimisation des différents facteurs de la performance. Le volume général de travail est inférieur à celui du cycle de précompétition.

Les difficultés techniques augmentent et on se focalise sur les enchaînements dans leur globalité.

70% des exécutions des enchaînements sont réservés à cette période et l’accent sera mis sur les reprises libres en musique, nécessitant non seulement les mêmes exigences que les reprises imposées, mais requièrent aussi des qualités d’exécution en synchronisation avec la musique (allure, cadence, ... )

Dans la planification, on peut étaler ce macro cycle de compétition sur 2 mois, mais par la suite (juin, septembre, octobre), ceux-ci sont d’une période très courte (1 à 2 semaines), vu les exigences du calendrier.

Période de transition

Il s’agit d’une phase de récupération où les charges de travail sont réduites. Cette période est plutôt consacrée à l’étude des modifications à apporter au programme des reprises libres en musique individuels ou en équipe pour chacun des cavaliers ou lors de la transition de fin d’année à la création d’une nouvelle composition

30% de préparation physique avec des exercices différents de ceux imposés 70% de préparation technique avec une orientation dominante vers l’étude de nouveaux enchaînements.

 

 

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Exercices préparatoires

Ils visent à enrichir et à élargir le potentiel de base du sportif.

·        les exercices préparatoires généraux

Totalement différents de la spécialité sportive, ils développent les qualités physiques en enrichissant la motricité.

·        les exercices préparatoires orientés

Ils se rapprochent des conditions d’exécution de la spécialité, sollicitent les groupes musculaires avec des formes de contraction spécifiques, développent les processus énergétiques dominants.

·        les exercices préparatoires spécifiques

Ils visent à élargir les potentiels techniques en utilisant les gestes de la discipline avec un aménagement des charges et des formes.

Exercices spécifiques

Ils visent à augmenter le niveau de performance maximale du sportif. Ils utilisent des vitesses, des charges, des rythmes, des conditions les plus proches possible de la pratique de la compétition.

Exercices de compétition

Ils mettent enjeu l’ensemble des composantes de la performance dans des conditions de stimulation supérieures à celles de la compétition elle-même.

Il s’agit de tests d’entraînement, des compétitions préparatoires et de contrôle, d’exercices d’entraînement de type compétitif, et des compétitions elles-mêmes.

 

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4 MOYENS DE CONTROLE DE L’ENTRAINEMENT PREVUS DANS LA PLANIFICATION ANNUELLE

Ce contrôle de l’entraînement détermine son efficacité et permet de - apporter des connaissances sur le travail réalisé - vérifier les méthodes et leurs contenus - contrôler l’efficacité pendant les périodes de compétition - contrôler l’efficacité pédagogique de l’entraînement - Contrôle du déroulement du processus d’entraînement

Contrôle organisé

 

Il s’agit de vérifier si les objectifs de la séance ou du bloc d’entraînement ont été atteints afin d’analyser la charge de travail

·        L’entraînement du groupe de cavaliers en charge se déroule principalement en soirée (3 séances : mardi, jeudi, samedi de 20h à 21 h). La réalisation des charges de travail dépend de l’état de forme des adultes (individus ayant tous une activité professionnelle plus ou moins contraignante). Cependant, les objectifs d’une séance sont presque toujours atteints, l’entraîneur étalant l’exécution des charges de la séance dans le temps (on passe d’un séance d’1h à 2h) en diminuant l’intensité de la charge ou en y incluant une série d’exercices supplémentaire.

Il en est de même en ce qui concerne la forme physique des équidés (chevaux d’instruction effectuant parfois plusieurs heures de travail par jour). Dans ce cas, la séance de travail ne sera pas rallongée, mais l’intensité sera moindre (moins de séries d’exercice), tout en conservant les mêmes objectifs, mais exécutés dans une allure inférieure.

·        Les conditions matérielles varient aussi sensiblement la réalisation des charges de travail. L’équitation étant un sport d’extérieur, les cavaliers évoluent le plus souvent sur la carrière dans les mêmes conditions que celles de la compétition (dimension du terrain, repères). Par contre, les conditions climatiques nous obligent parfois à nous replier dans le manège (bâtiment couvert de 40X20m). L’exigence de la précision du mouvement à exécuter sera moindre, mais le mouvement technique en lui-même sera plus affiné.

 

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Contrôle du niveau d’adaptation

Contrôle opérationnel

Il s’agit de vérifier si l’exercice est acquis au moyen de tests.

Vérification de l’attitude et du fonctionnement du cavalier

 

·        Dans le travail longitudinal

Pour rendre un bassin impulsif ou limiter un fonctionnement trop important : on fait réaliser des transitions rapprochées d’une allure à l’autre dans un mouvement précis en imposant un rythme précis et des repères (barres au sol, plots,...)

Pour déclencher le redressement du buste : en variant l’amplitude du cheval tout en conservant la même cadence

Pour vérifier l’action des jambes (relâchement et fixité) exécution d’un mouvement sans étriers puis avec pour analyser la qualité de ce même exercice dans les deux cas. L’exercice est atteint si le cavalier obtient l’ouverture passive de l’articulation coxo-fémorale et la flexion passive de la cheville et le maintien de la fermeture de l’angle fémur/tibia

·        Dans le travail latéral

Pour contrôler le fonctionnement du bassin et l’efficacité haut du corps/bas du corps : faire réaliser des transitions trot pas trot dans une cession à la jambe sur les grandes diagonales en gardant l’angle de déplacement. On ne travaille plus le mouvement dans la globalité , mais on teste à tout moment l’efficacité du cavalier dans l’exercice.

·        Vérification de l’emploi des aides

On teste la maîtrise de l’attitude et de la locomotion du cheval.

Après l’exécution d’un exercice, on demande au cavalier de déplier son cheval (extension de la ligne du dessus), puis de le réinstaller dans l’attitude de travail (attitude haute) et reprendre l’exercice. Le cheval est dans les aides quand il exécute la demande du cavalier.

Pour la maîtrise de l’incurvation (=capacité du cheval à suivre la ligne d’une courbe en se ployant au niveau du rachis) Ouverture/fermeture du cercle ou huit de chiffre en conservant la rectitude (alignement épaules/hanches sur la courbe)

 

Contrôle courant

Après chaque séance, on observe les critères de réussite en analysant les caractéristiques techniques, tactiques, psychologiques et spécifiques de la séance

 

Caractéristiques énergétiques

On s’appuie sur des critères subjectifs dans l’équitation. Ce ne sont pas des analyses de la fréquence cardiaque, lactates,..., qui sont réalisées (sauf pour les cavaliers de haut-niveau), mais la vision de l’entraîneur qui, grâce à son expérience, détermine les capacités énergétiques de ses cavaliers ou de ses chevaux.

Caractéristiques techniques

Prise en compte du nombre d’exercices réussis et analyse du comportement du cavalier pour la rectification d’une erreur. Dans un mouvement technique (travail latéral :épaule en dedans : mouvement incurvé où les épaules du cheval se déplacent latéralement en piste intérieure et les hanches conservent la rectitude), le cavalier doit à tout moment avoir la faculté de rectifier la place des épaules par rapport aux hanches par le contrôle de ces aides. Il doit prendre en compte les erreurs qui apparaissent et les corriger et non pas terminer l’exercice à peu près.

Caractéristiques tactiques

Des prises d’information et de décision rapides sont souvent à prendre en compte pour le cavalier suite à l’apparition de paramètres d’incertitude d’ordre interne ou externe.

Dans l’équitation de dressage où le cavalier évolue individuellement en l’absence de partenaires ou d’adversaires, l’analyse des exercices tactiques réussis ou non se traduit principalement par la gestion de la précision dans la préparation et l’exécution des mouvements, l’anticipation des gestes en parallèle avec le comportement du cheval.

Exemple : travail sur un cercle : la perte de l’incurvation nécessite un dosage jambes/mains différent de l’approche théorique traditionnelle ; la précision de ce même cercle (repères, diamètre) sera effectuée grâce au regard du cavalier sur son point d’arrivée et à l’orientation de son buste.

Caractéristiques psychologiques

Le bilan est effectué d’après les comportements des cavaliers face aux difficultés des exercices, à l’attitude de leur cheval, au groupe ou à l’entraîneur.

Les cavaliers devraient maintenir un niveau de concentration élevé durant toute la saison mais, selon les individus, on observe parfois un manque de concentration et/ou un comportement inapproprié face au cheval, dus à la fatigue, à l’environnement,...

Ces constatations obligent l’entraîneur à intervenir à bon escient face à de tels cas en tenant compte des causes réelles et du caractère du cavalier.

Caractéristiques spécifiques

L’observation de la régularité dans l’exécution d’un mouvement technique effectué dans des situations plus complexes que celles imposées dans le cadre des compétitions reste un excellent moyen de déceler les critères de réussite.

Aussi, le changement d’environnement comme en compétition (passage du terrain de détente au terrain de présentation) permet de voir les qualités du cavalier à remettre son cheval en route et retrouver les mêmes qualités de locomotion qu’à l’échauffement.

A partir de toutes ces données conduisant à un bilan, l’entraîneur pourra adapter si besoin le contenu de ses séances.

Contrôle par étape

C’est un contrôle organisé de la charge d’entraînement dans un cycle ou une saison.

Nombre de séances :

140-150

Type de séances réalisés

·        Emploi des aides (locomotion dans une attitude de détente et de travail ; changement d’attitude et de locomotion ; maîtrise de l’incurvation) : 40%

·        Travail d’endurance : 10%

·        Travail technique : 30%

Nombre de difficultés travaillées

 (rectitude, transitions montantes et descendantes dans l’allure ou d’une allure à l’autre, incurvation, épaule en dedans ligne courbe, reculer, cession à la jambe,...) : 30 environ réparties selon leur degré de complexité au cours de la saison

Fréquence des séances et orientation

·        3 séances / semaine jusqu’à la période de pré-compétition de mars

·        4 à 5 séances / semaine + stages pendant les week-end disponibles à partir d’avril (=périodes de compétition

·        travail général, spécifique, chorégraphie importants dans la période préparatoire

·        préparation technique et psychologique, enchaînements très importants dans les périodes de compétition

Nombre et qualités des compétitions

·        11 compétitions régionales : préparation pour les grandes échéances ; elles ne sont pas considérées comme une compétition proprement dite, mais comme une séance d’entraînement en situation en vue d’analyser les points faibles à travailler.

·        2 finales de ligue et 2 finales nationales (individuelles et par équipe) l’accent est principalement mis sur les finales par équipe. Là encore, les objectifs sont fixés pour la saison 2003 et l’entraîneur tentera de respecter au mieux les différents critères ou les modifiera dans un souci d’adaptation pour préparer des cavaliers performants pour les grosses échéances.

La détermination de ces critères lui servira de points de contrôle dans les différentes étapes et lui permettra d’observer si les objectifs sont atteints.

·        Contrôle de l’évolution des adaptations par rapport aux objectifs de la programmation

Ils peuvent être contrôlés par l’évaluation des cavaliers pendant les compétitions régionales (11 compétitions, soit 18 épreuves imposées, libres individuelles ou libres équipe). L’entraîneur peut ainsi observer la capacité des cavaliers à s’adapter aux charges de compétitions. Hormis les résultat en compétition, des séances de référence peuvent également être programmées, plutôt sous forme de stage d’une journée (travail de locomotion le matin et travail d’enchaînements l’après-midi).

 

 

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Contrôle de l’effectivité des méthodes et des contenus utilisés

 

Contrôle de la qualité de la charge d’entraînement

·        Respect des principes de l’entraînement

L’intensité de travail évolue de plus en plus fortement jusqu’aux deux dernières semaines précédant la compétition. Avant une échéance, le travail de locomotion (cavalier et cheval) sera à privilégier. Les charges seront agencées différemment selon les séances ou la période PPG et PPO et préparation de la chorégraphie dans les périodes de préparation

PPS et préparation technique, enchaînements (avec chorégraphie ou non) dans les périodes de pré-compétition ou de compétitions.

 

Variations des composantes de la charge

·        Nature des charges : charges externes importantes en volume ou en intensité pendant la période préparatoire pour pouvoir augmenter les charges internes.

·        Etendue de la charge : en général, ce sont des charges locales, voire des charges partielles en compétition.

·        Orientation de la charge : sélectives puis privilégiées en entraînement ; complexes en période de compétition.

·        Grandeur de la charge : intensité croissante dans la période de développement, forte en pré-compétition et dégressive dans les périodes de compétition. Volume important au début puis décroissant suivant l’avancée dans la saison. On privilégie la qualité et la complexité en périodes de compétition plutôt que la quantité.

 

 

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Contrôle de l’efficacité dans les actions de compétition

A ce stade, on observe les qualités techniques et tactiques et le comportement du cavalier qui vont influencer directement le résultat. L’entraîneur se fixe sur une grille d’observation ou sur les protocoles des juges remis aux cavaliers à la fin des épreuves ou s’aide des moyens vidéos.

Contrôle de l’efficacité pédagogique de l’entraînement

En entraînement, le cavalier doit être capable d’évaluer et de réajuster son geste sans l’intervention de l’entraîneur.

Lors des séances, sur une certaine durée, les cavaliers sont parfois livrés à eux-mêmes pour ressentir les mouvements du cheval et interpréter les erreurs éventuelles afin de les corriger.

L’utilisation du miroir pour confirmer les sensations perçues sont également d’une grande utilité.

La relation entre les cavaliers et l’entraîneur est extrêmement importante et basée sur la confiance, mais les cavaliers doivent aussi savoir faire-face à des situations où ils se retrouvent seuls.

De plus, la communication entre les deux parties est également primordiale afin que l’entraîneur puisse déterminer la charge interne.

 

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5° PROGRAMMATION / MESOCYCLES

 

 

Agencement des charges de travail

On privilégie la quantité des charges au détriment de l’intensité au début du macro cycle de développement. Au fur et à mesure, on augmente progressivement l’intensité puis on les stabilise.

Cette alternance de charges progressives et de charges stables faibles permet de jouer sur la surcompensation et constitue un bon moyen de progression.

 

Développement des qualités

·        Physiques : la maîtrise de la respiration, la résistance aérobie ainsi que la souplesse articulaire doivent être acquis avant tout entraînement technique. Le cavalier doit pouvoir contrôler toutes ces caractéristiques avant de pouvoir intervenir dans le travail du cheval.

·        Technique : la position et le fonctionnement du cavalier et son intervention sur la monture doivent être pris en compte presque parallèlement par rapport au développement des qualités physiques, mais elles seront agencées différemment dans chaque micro cycles.

·        Tactiques : on privilégie le développement des qualités techniques et l’intervention de ces qualités interviendra plus tard lorsqu’on s’occupera de la qualité de l’exécution des mouvements.

 

 

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Mésocycle du macrocycle précompétitif

 

Le volume de travail est encore important dans ce mésocycle car on se situe encore à plusieurs semaines de la compétition. La préparation physique tend à diminuer et en parallèle, la préparation technique et tactique augmente. On entre de plus en plus dans une logique de compétition et l’accent sera mis sur la rigueur d’exécution et la précision dans les mouvements.

 

Mésocycle du macro-cycle compétitif

 

 

Le volume général de travail devient nettement inférieur par rapport au mésocycle précédent alors qu’on cherche à augmenter la difficulté technique en intensifiant le nombre d’enchaînements.

Le pourcentage de la préparation physique devient très faible pour s’occuper de tous les aspects tactiques. On se retrouve vraiment dans la situation de compétition et on admet que les qualités techniques et physiques sont acquises, mais qu’il faut être capable de les prendre en compte dans les enchaînements, dans un souci de développement tactique.

 

 

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6° SUJET DE REFLEXION

En quoi votre démarche de planification et de programmation a-t-elle été guidée par les principes de l’entraînement ?

Dans le domaine de l’entraînement sportif, 1 ‘entraîneur vise à hausser la capacité de performance des athlètes et à les préparer à l’atteinte d’un sommet de performance au moment opportun.

Une planification est nécessaire pour passer d’un état actuel à un état idéal et cette finalité recherchée ne peut être laissée aux fruits du hasard et de l’improvisation. L’entraîneur se doit donc de fixer un planning et de réfléchir à l’ordonnancement des charges d’entraînement en se donnant des lignes directrices, tout en respectant les principes de l’entraînement.

Ainsi, après avoir défini ces différents principes, nous pourrons observer leur prise en compte dans une démarche de planification et de programmation.

Dans l’entraînement sportif, il est nécessaire de connaître les méthodes et leur contenu, mais il est également primordial de les appliquer en fonction de leur spécificité pour chaque activité sportive en respectant différents principes.

Parmi ces principes, on peut évoquer la notion de diversité dans l’entraînement.

En effet, on peut alterner le type de travail utilisé pour développer une même qualité. En prenant comme exemple la discipline de l’équitation de saut d’obstacles, la variation des distances entre deux verticaux ou oxers, les trajectoires imposées, la vitesse imposée conduisent au même objectif : l’enchaînement d’un parcours sans pénalité.

Le nombre et la nature des qualités prises en compte à chaque moment du plan d’entraînement, ainsi que l’importance de l’effort fourni dans une séance, dans une semaine ou dans une période permet également de diversifier les charges d’entraînement en tenant compte du repos en compensation des efforts consentis.

Aussi, les différents parcours utilisés, l’échauffement préconisé, la récupération accordée sont autant de points à prendre en compte pour évoquer la notion de diversité du travail et des qualités sollicitées.

De plus, la diversité se retrouve à tous les moments du processus d’entraînement. Ce qui change, c’est peut-être le fait que plus l’objectif approche, plus la zone des alternances va tendre à circonscrire les conditions de la compétition.

Un autre principe de l’entraînement consiste en la progressivité, celle-ci s’exprimant plus dans le rapport au temps.

Elle se retrouve au sein de la séance, de l’agencement des séances et des périodes d’entraînement entre elles.

Elle traduit le fait que l’environnement extérieur accroît régulièrement sa difficulté, sa spécificité. L’athlète progressant, l’accroissement des charges extérieures peut être effectif sans que pour autant l’entraînement devienne plus dur pour l’athlète. A l’inverse, l’entraîneur peut décider d’augmenter régulièrement la charge extérieure et l’impact supposé sur l’organisme.

Sans respect d’une progressivité, le sportif risque simplement de ne pas évoluer, voire de régresser, par manque d’adaptation.

 

Par contre, en général, les athlètes de haut-niveau rompent volontairement la progressivité de leur entraînement. Ils accomplissent des périodes très dures de manière à réaliser une fatigue puis une progression importante de leur niveau. Cette pratique demande de bonnes bases et une connaissance approfondie des réactions de l’organisme.

Enfin, la spécificité est aussi à inclure dans les principes de l’entraînement.

En effet, il s’agit de proposer un contenu d’entraînement qui corresponde à la discipline et à l’athlète qui la pratique.

L’entraînement est avant tout la rencontre du sportif et d’une pratique.

Plus qu’une programmation idéale, c’est d’abord l’interaction et la complémentarité entre le pôle interne et l’organisation externe qu’il convient de trouver.

Il est alors primordial de se rappeler qu’un entraînement est spécifique à une personne et qu’une progression pré-établie et appliquée à un athlète qui a réussi, ne conviendra pas forcément à un autre.

Ainsi, après avoir défini les différents principes de l’entraînement, on pourra réfléchir sur la façon de les prendre en compte dans une démarche de planification et de programmation.

La charge d’entraînement ne peut rester tout au long de l’année à la limite des capacités individuelles de l’athlète, c’est-à-dire qu’il ne peut être en forme l’année durant.

Par conséquent, il faut procéder à des modifications périodiques dans l’alternance des séances d’entraînement et de récupération, dans l’augmentation du volume et la diminution de l’intensité de travail, ...

Il est alors impensable de faire tout et n’importe quoi. La planification de l’entraînement est indispensable et des objectifs principaux et intermédiaires sont à fixer dans une logique cohérente.

Dans chaque cycle, l’entraîneur doit respecter une progressivité bien établie grâce à un plan rigoureux, mais il ne doit pas ignorer la diversité. Même si les plans satisfont l’esprit avant tout et permettent le contrôle de la progression et du travail réellement effectué, le corps, quant-à lui, réclame autre chose. La diversité est ce qui nous permet de pouvoir rebondir, continuer à évoluer vers de nouveaux potentiels et elle est une condition importante de l’adaptabilité.

Outre les avantages indéniables de ce qu’elle apporte du point de vue physique, elle permet également de beaucoup mieux supporter la charge psychologique liée à l’effort. Changer de parcours d’entraînement, se dire que nous n’avons pas à refaire à l’identique une séance qui s’est avérée difficile, changer les volumes ou les intensités d’une séance, sont autant de bols d’air pour l’esprit qui se souvient de la douleur passée et anticipe celle à venir.

Ainsi, chacun des déterminants d’une performance doit être développé de façon optimale et économique, tout en tenant compte du fait que les phases de récupération qui suivent sont différentes les unes des autres. Des charges d’entraînement de différentes formes (entraînement de la force, de l’endurance, de la coordination, ...) affectent l’organisme de façon différente.

 

De ce fait, pour s’assurer du caractère progressif de l’entraînement, il est nécessaire de définir la séance au préalable et d’évaluer son impact grâce à la définition et à l’agencement des charges d’entraînement.

Aussi, afin que l’efficacité de l’entraînement reste élevée malgré l’augmentation de sa durée, il est nécessaire, à partir d’un certain degré de performance, de conduire les processus d’adaptation de façon spécifique. Il faut tenir compte d’une part de la personnalité du sportif, et d’autre part, de l’effet de régulation de chaque élément d’entraînement ainsi que de la priorité et des capacités de coordination spécifique de l’objectif.

De ce fait, les principes de l’entraînement guident la démarche de planification et de programmation et, de plus, on peut avouer qu’ils sont en étroite corrélation dans les différents cycles.

En effet, plus on se rapproche de la période de compétition, plus la diversité du travail fait place à sa spécificité ; plus la progressivité entre les séances est remplacée par l’alternance travail/repos, plus cette tendance se justifie jusqu’à l’arrivée des compétitions. A ce moment, la diversité aura tendance à s’accroître à nouveau de manière à palier la spécificité due aux compétitions.

Ces changements dans la prédominance des principes peuvent également s’exprimer par des grands continuums gérant l’organisation de l’entraînement par rapport à la discipline, au travail des qualités, à l’athlète, au niveau de pratique.

 

 


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